C' était prévisible, et la news d' avril dernier annonçait d' autres à-coups après celui du mois de février, rappelant la nature volatile* des indices boursiers.
La crise des crédits hypothécaires américains
subprime*, qui couvrait depuis plusieurs mois, s' est révélée dès le début du trimestre beaucoup plus importante que prévu.
En théorie cantonnée à un segment limité du marché immobilier américain, celle-ci s' est transformée en crise financière affectant principalement les secteurs bancaires et financiers et se traduisant par une très grande volatilité des indices.
L' intervention massive des Banques Centrales pour injecter des liquidités dès la fin Juillet conjuguée à la baisse significative des taux directeurs par la FED ( Réserve Fédérale Américaine ) en Août et en Septembre a permis une reprise progressive sur les marchés actions.
Dans le même temps, il y a eu une détente des taux long terme pour les emprunts d' État illustrant ainsi le phénomène de " fuite vers la qualité ", et une tension sur les obligations du secteur privé.
Fin Septembre les rendements des obligations d' État 10 ans sont respectivement de 4,58%, 4,33% et 1,68% pour les emprunts américains, européens et japonais.
Mais le soutien résolu de la FED à la croissance se fait au prix d' une accélération du dollar contre l' euro et d' une hausse du prix du pétrole et des matières premières. L' euro finit ainsi à 1,42 contre le dollar et l' or noir atteint les 81 $ le baril.
Au final, après des baisses significatives au cours du mois d' Août, les performances ( exprimées en monnaies locales) des marchés actions sur le trimestre restent faibles ou négatives. L'indice américain Standard & Poor's 500 enregistre une performance finalement positive de 1,6%. De son côté, l' indice européen Eurostoxx n'a pas encore rattrapé son retard et ressort à -3,4%, le CAC 40 faisant moins bien à -5,6%. Enfin l' indice japonais Topix reste à la traîne avec -8,9%.Le Japon souffre en effet de la concomitance de la crise financière, de la morosité de la demande intérieure et exportations contrariées par la hausse du yen par rapport au dollar.
Il demeure que si les prévisions de croissance pour 2007 et 2008 sont révisées à la baisse, il y a encore "croissance" et certaines zones géographiques (Chine, Inde, par exemple) semblent résister aux turbulences et constituer des relais bien réels.